Festival des littératures imaginaires d'Aulnay-sous-Bois

Compte-rendu de la rencontre entre Guillaume Guéraud et les collégiens/lycéens

Un petit compte- rendu de la rencontre entre Guillaume Guéraud (auteur du livre Plus de morts que de vivants qui fait parti de la sélection du prix Futuriales lycéens 2016) et les collégiens/lycéens.

Elle s’est déroulée au Lycée Jean Zay. Il y a avait deux classes de seconde, une classe de seconde du lycée Voillaume et le club de lecture du collège Le Parc.

Les lycéens de Jean Zay ont fait une présentation dynamique de l’auteur et de son livre puis le temps des questions-réponses, un moment plein de surprises :

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Lorsqu’il ne connaît pas la réponse… il invente!

Guillaume Guéraud a utilisé le langage familier et les gros mots parce qu’il voulait que son histoire sonne vraie et qu’on y croit. Il trouve également que cela donne plus de rythme, de vie aux phrases. Il essaye d’être original lorsqu’il écrit ses histoires. Il précise cependant qu’il écrit vulgairement uniquement s’il trouve ça drôle!

Ces inspirations pour cette histoire sont aussi diverses que le film the crazies, le virus Ebola et le fantasme qui le prend parfois « de tuer tous les collégiens » des collèges où il a été invité.

Chez Guillaume Guéraud les fantasmes ont la peau dure, « enfermer des collégiens dans leur collège pendant les vacances » et c’est dans Plus de morts que de vivants qu’il a réalisé celui-ci.

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Dans un souci de réalisme, il a mené une enquête auprès d’une amie directrice d’établissement pour savoir qu’elles seraient les procédures appliquées si jamais une alerte virus se déclenchait dans un collège.

 

Pourquoi faire un livre aussi gore ?

Pour Guillaume Guéraud le gore/la violence physique traduit la violence sociale invisible (ex : la discrimination, le racisme, le chômage, ne pas manger à sa faim, être sans domicile fixe, etc).

Il voulait aller dans l’excès mais avec la volonté claire de dégoûter/secouer les lecteurs.

Avec ce roman, il atteint le summum du gore. IMG_0085

Il a choisi de transmettre le virus par une femme enceinte parce que la vie apporte la mort.

Dès le départ, il voulait un récit à plusieurs voix et qu’il y ai peu de survivants.

Il n’y aura pas de suite, il n’en écrit jamais.

 

 

Qu’est ce qui vous a poussé à devenir écrivain ?

Le métier de journaliste ne lui plaisaient pas. Et il ne voulait pas un vrai travail avec des horaires. Il était au chômage et il avait du temps. Alors, comme il aimait écrire, il à tenté d’écrire un livre.

Il écrit l’après-midi ou le soir (il dort le matin). Lorsqu’il écrit le soir ou la nuit c’est tout seul chez lui, l’après-midi, c’est dans les cafés.

Il écrit à la main et met au propre sur l’ordinateur ensuite.

Il vit de sa plume mais c’est à peu près le salaire d’un prof, pas plus de 2000 euros par mois. Il ne touche que 10% du prix de vente d’un livre. Le reste de ses revenus provient des rencontres organisé par les établissements scolaires.

il écrit deux histoires par an : un roman et une petite histoire qui devient un album ou un roman illustré.

Il travaille avec les éditions du Rouergue depuis le début. Et ne retravaille presque jamais ses textes avec l’éditeur.

Il lit essentiellement des polars/romans noirs américains.

Il met en scène des adolescents parce qu’il est nostalgique du collège et qu’ils ouvrent son imaginaire par leur excessivité. IMG_0091

Cependant, ce n’est pas lui mais l’éditeur qui décide de placer pratiquement tout ses livres en catégorie ados.

 

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